Les sœurs qui tournent le dos au mariage …

… pour se tourner vers Allah

La marque de cosmétiques SK-II diffuse une vidéo exposant le phénomène du “Sheng nu”, terme chinois signifiant : “dont personne ne veut”, employé pour désigner les femmes célibataires au-delà des 25 ans,  situation familiale jugée tragique dans ces traditions. Ceci ne va pas sans rappeler un phénomène similaire qui prend de l’ampleur au sein de notre communauté musulmane et qui pourrait être baptisé : « qui ne veut de personne » ou du moins, pas pour un bon moment… Quelles raisons poussent aujourd’hui de nombreuses soeurs à adopter un mode de vie où le mariage n’occupe plus la place d’honneur qui lui revient sur la route de l’adoration d’ Allah ?
 « Profite avant d’être mariée car après tu ne pourras plus rien faire », voici le conseil qui fait l’unanimité lors des rencontres entre soeurs.
N’est-ce pas triste et honteux pour la religion du juste milieu ? La seule à avoir octroyé des droits à la femme quand le clergé se demandait encore si elle avait une âme.
En mélangeant de façon malsaine maladroite leur héritage culturel occidental dépourvu d’éducation et l’apport culturel des traditions Arabo-Maghrébines archaïques,  certains frères répandent une pratique de l’islam déséquilibrée, allant dans le sens contraire de la sunna et renvoyant la condition de la femme à l’époque antéislamique où elle ne possédait ni valeur ni droit. Le tableau idyllique du mariage musulman où deux êtres s’unissent affectueusement et se soutiennent pour adorer Allah s’en voit considérablement terni, motivant les soeurs  à rechercher l’indépendance spirituelle, intellectuelle, émotionnelle et matérielle qu’Allah leur accorde, en amont de tout engagement.

1) Une indépendance spirituelle :

fini le temps où le mari était le seul à accéder à la science  enseignée à la mosquée et qui lui permettait d’apprendre à sa femme ce que bon lui semblait sans qu’elle puisse le vérifier ! Aujourd’hui, les cours par correspondance, internet et les différentes structures privées ou associatives se multiplient et ouvrent les portes de la connaissance religieuse aux soeurs. Deux raisons les motivent à accorder désormais la priorité à l’apprentissage de leur religion avant de se marier hâtivement :

1-savoir ce qu’Allah attend réellement d’elles selon des interprétations authentiques afin de pouvoir obtenir Son amour.
2-ne pas être la proie de frères qui pourraient les contraindre à accepter une religion dont la divinité se nomme « passions » et selon laquelle la femme ne peut établir une relation avec Son Créateur qu’à travers la soumission l’obéissance qu’elle voue à son mari !

2) Une indépendance intellectuelle

Ambitieuses, motivées, créatives, cultivées, diplômées, les soeurs veulent s’instruire pour se construire, instruire les générations futures et bâtir des projets utiles à la oumma. Être mariées à l’un de ces frères nouvelle génération peut potentiellement entraîner un renoncement à cette ambition « d’être soi » qui passe par toutes ces activités. Ces musulmanes lumineuses du 21 ème siècle préfèrent donc rester seules pour un moment indéterminé, mais heureuses et épanouies à travers leur liberté d’être productives.

 

3) Une indépendance émotionnelle

La recherche d’un équilibre entre le corps, le cerveau et le coeur s’exprime ardemment et la pratique de l’islam associée à celle d’un sport ou d’une initiation à des médecines tournées vers le bien-être représente une alliance idéale pour atteindre ce but. Mais…cette fameuse catégorie de frères en voie d’expansion jugeant que la femme n’a pas sa place dans ce genre de réjouissances de « dounya » , ne permettent donc pas à leurs épouses d’y prendre part… Là aussi, les soeurs retardent le mariage afin de profiter d’une stabilité émotive qui les aide à se rapprocher d’Allah et qui leur permettra d’apprendre à gérer les situations de tensions susceptibles de venir jalonner leur future vie de couple.

 

4) Une indépendance matérielle

Pour ne plus avoir à quémander. Elles veulent pouvoir faire plaisir sans restreindre leur générosité, faire des sadaqqas sans se justifier, se faire plaisir à elles aussi et elles en ont le droit, sans être critiquées !!! Les mamans, les tantes les encouragent à être autonomes et indépendantes pour ne pas vivre ce qu’elles ont vécu. « Passe ton permis, travaille, toi tu peux ». Encore une raison pour laquelle les soeurs retardent le mariage. Elles préfèrent d’abord être en mesure de pouvoir assurer leurs arrières (permis, diplômes, économies, expériences professionnelles…) dans le cas où elles ne seraient pas à la hauteur des attentes de leurs époux et soient priées de quitter leur domicile.

 

Conclusion

Le mariage musulman fait peur, n’ayons pas peur des mots et, par peur de souffrir au sein d’un foyer qui évoque une espèce de camps de Guàntanamo ou elles mourront en silence avec l’approbation des personnes influentes de notre communauté, de nombreuses soeurs préfèrent aujourd’hui s’éloigner provisoirement du mariage, le temps de se préparer et de se rapprocher d’ Allah. D’autres, traumatisées par des expériences douloureuses, préfèrent lui tourner totalement le dos afin de se tourner avec plus de liberté et de souffle vers Allah.
« Le mariage est censé nous aider à nous rapprocher d’Allah mais si l’ennemi déclaré des musulmans devient le mari, intouchable, alors, pourquoi me marier ? » Se demandent certaines.
Plus les frères détourneront leur coeur du Coran et abuseront de leur autorité de mari, plus les soeurs tourneront le dos au mariage afin de se tourner vers Allah.
En leur for intérieur, ces femmes nourrissent une grande place pour le mariage, mais elles refusent catégoriquement que ce soit en participant à l’exploitation d’un islam tout droit tiré des fantasmes de frères ignorants et frustrés. Il n’est pas question d’une fronde féministe contemporaine, d’un rejet de l’islam pour s’occidentaliser et vivre une vie de débauche, mais une légitime quête de droits pour adorer Allah et s’épanouir en toute sérénité au cours de notre existence dans ce bas-monde. Et qu’y a-t-il de plus légitime que de se battre pour obtenir ses droits ?

Se battre pour profiter des droits qu’Allah accorde, n’est-ce pas la preuve d’une connaissance d’Allah que l’on exhale ? Allah est le Juste et Il s’est interdit l’injustice à Lui-même comme ces deux hadiths qûdsis en témoignent :

« O mes serviteurs ! Je me suis interdit toute injustice …»

« O Mes Serviteurs ! Je Me suis interdit toute injustice et Je l’ai interdite entre vous, ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres.

Ecrit par Vikk

https://societesetsentiments.wordpress.com/2016/04/19/les-soeurs-qui-tournent-le-dos-au-mariage-pour-se-tourner-vers-allah/

 

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